Chaque année, au mois de janvier, une date revient comme un refrain : le Blue Monday, présenté comme le jour le plus déprimant de l’année.
Fatigue, baisse de moral, perte d’élan, impression de vide après les fêtes…
Beaucoup de personnes s’y reconnaissent.
Mais que se cache-t-il réellement derrière ce phénomène ?
Le Blue Monday : une origine plus marketing que scientifique
Commençons par un point important le Blue Monday n’a aucune base scientifique solide.
Il a été popularisé au début des années 2000 à partir d’une équation mêlant météo, dettes, motivation, résolutions non tenues…
Une équation qui, avec le recul, relève davantage du discours marketing que de la psychologie clinique.
Pourtant, même si la formule est discutable…
Le ressenti, lui, est bien réel !
Pourquoi janvier est une période émotionnellement difficile ?
Ce que l’on appelle le Blue Monday correspond en réalité à plusieurs phénomènes bien connus en psychologie :
1. La fin du cocon des fêtes
Les fêtes de fin d’année marquent une pause :
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ralentissement du rythme
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moments familiaux
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chaleur émotionnelle
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autorisation à ne pas performer
En janvier, tout repart.
Le monde extérieur reprend ses droits, parfois brutalement.
Cette transition peut provoquer un sentiment de vide.
2. La confrontation à la réalité
Janvier est souvent le mois où :
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les résolutions s’effritent
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les contraintes professionnelles reviennent
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les difficultés personnelles refont surface
Ce qui était contenu par l’agitation des fêtes réémerge.
Ce n’est pas une faiblesse.
C’est un mécanisme psychique normal.
3. Le corps aussi est concerné
En hiver :
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moins de lumière
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baisse de vitamine D
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fatigue accumulée
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système nerveux plus sollicité
Le corps ralentit, alors que la société exige l’inverse. Ce décalage crée de la tension intérieure.
Attention de ne pas vouloir aller trop vite !
Ce qui rend le Blue Monday difficile, ce n’est pas la tristesse en elle-même. C’est souvent le refus de l’accueillir.
Beaucoup de personnes se disent :
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« Je devrais aller mieux »
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« Ça n’a pas de sens d’être comme ça »
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« Il faut que je me reprenne »
Or, le psychisme ne fonctionne pas à coups d’injonctions.
Et si le Blue Monday était un signal ?
Plutôt que de chercher à “corriger” cet état, il peut être intéressant de se demander :
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Qu’est-ce que cette période vient réveiller ?
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Qu’est-ce qui, en moi, demande du ralentissement ?
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Qu’est-ce qui ne peut plus être mis de côté ?
Chez certaines personnes, janvier agit comme un révélateur :
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épuisement latent
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insatisfactions professionnelles
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relations déséquilibrées
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schémas anciens qui demandent à être regardés
Quand le mal-être persiste….
Il est important de faire la différence entre :
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une baisse de moral passagère
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et un mal-être plus profond
Si le sentiment de vide, d’angoisse ou de tristesse :
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s’installe dans la durée
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impacte le sommeil, l’énergie, les relations
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donne l’impression de “tourner en rond”
Alors ce n’est peut-être pas “juste le Blue Monday”. C’est peut-être le moment de se faire accompagner.
L’accompagnement : ni faiblesse, ni solution miracle !
Se faire accompagner, que ce soit par :
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l’hypnose thérapeutique
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un travail sur les schémas émotionnels
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un accompagnement psychocorporel
C’est apprendre à écouter ce qui se joue en profondeur, au-delà des symptômes.
En résumé :
Le Blue Monday n’est pas une fatalité, ni une pathologie, ni un échec personnel.
Pourquoi pas, simplement, un point de départ ?!




