Pourquoi répète-t-on les mêmes schémas que nos parents… ou pourquoi fait-on exactement l’inverse ?

Thérapie pour les seniors par l'hypnose à Saint-Etienne

Comprendre les schémas inconscients issus de l’enfance

Beaucoup de personnes viennent en consultation avec cette question, parfois formulée autrement :
« Pourquoi je vis toujours la même chose ? »
« Pourquoi j’attire ce type de relation ? »
« Pourquoi je réagis comme ça alors que je ne veux surtout pas être comme mes parents ? »

Derrière ces interrogations se cache souvent une réalité profonde : nous ne partons jamais de zéro.

Nos comportements d’adultes, nos choix relationnels, notre manière d’aimer, de travailler, d’éduquer nos enfants ou de nous oublier… prennent racine bien avant l’ici et maintenant.


Deux grandes voies inconscientes : répéter ou s’opposer

Lorsqu’on grandit dans un environnement insécurisant, carencé, instable ou douloureux, le psychisme met en place des stratégies de survie.
Ces stratégies ne sont ni bonnes ni mauvaises : elles ont permis de tenir.

Avec le temps, deux grands mouvements peuvent apparaître :

1. Répéter les schémas familiaux (sans le vouloir)

Certaines personnes reproduisent, presque à l’identique, ce qu’elles ont connu :

  • relations conflictuelles ou déséquilibrées

  • dépendance affective

  • effacement de soi

  • choix de partenaires indisponibles, violents ou immatures

  • culpabilité constante

  • difficulté à poser des limites

Ce n’est pas un manque de conscience.
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est un conditionnement profond, inscrit dans le système nerveux et émotionnel.

On répète ce qui est familier, même si cela fait mal, parce que le connu rassure plus que l’inconnu.

2. Faire exactement l’inverse… mais rester prisonnier du passé

D’autres prennent le chemin opposé :

  • devenir le parent qu’ils n’ont jamais eu

  • tout contrôler pour ne jamais reproduire

  • tout donner pour ne jamais manquer

  • s’interdire la colère, la dépendance, la faiblesse

En apparence, cela semble plus sain.
Mais très souvent, l’énergie reste la même : tout est encore organisé autour du passé.

On ne répète pas…
mais on ne s’en est pas libéré non plus.


On ne choisit pas ces schémas consciemment

C’est un point fondamental.

Personne ne décide volontairement :

  • d’avoir peur de l’abandon

  • de saboter ce qui va bien

  • de s’oublier dans la relation

  • de rester dans des situations qui font souffrir

Ces schémas sont inconscients, automatiques, parfois corporels.
Ils s’activent bien avant la réflexion.

C’est pour cela que comprendre “avec la tête” ne suffit pas toujours.


Pourquoi le changement est souvent inconfortable au début

Quitter un schéma, même douloureux, ne procure pas immédiatement du bien-être.

Au contraire, il y a souvent :

  • une perte de repères

  • un sentiment de vide

  • une impression de ne plus savoir qui l’on est

  • parfois une augmentation temporaire de l’angoisse

Pourquoi ?
Parce que le système nerveux perd ce qu’il connaît.

L’inconfort n’est pas un échec. C’est souvent le signe que quelque chose est en train de bouger en profondeur.


Le rôle de l’accompagnement thérapeutique

Se faire accompagner, ce n’est pas :

  • chercher une solution magique

  • devenir dépendant d’un thérapeute

  • revivre son passé en boucle

C’est mettre de la conscience là où il n’y en avait pas,
et surtout permettre au corps et au système nerveux de sortir de l’automatisme.

Selon les personnes, cela peut passer par :

  • l’hypnose thérapeutique

  • le travail sur les schémas relationnels

  • des approches corporelles

  • des outils issus de l’EMDR / GEST

  • le coaching introspectif

L’objectif n’est pas de choisir entre répéter ou s’opposer, mais de devenir libre de ses choix.


Sortir de la transmission invisible

Les schémas familiaux se transmettent rarement par les mots.
Ils passent par :

  • les silences

  • les émotions non régulées

  • les rôles imposés trop tôt

  • les loyautés inconscientes

La bonne nouvelle, c’est que la transmission peut s’arrêter.

Pas en forçant.
Pas en se jugeant.
Mais en osant regarder ce qui a été là…
pour ne plus être obligé de le rejouer.


En conclusion

On ne choisit pas son point de départ.
Mais on peut choisir de ne pas rester seul avec ce poids.

Répéter ou s’opposer ne sont pas des fautes.
Ce sont des tentatives d’adaptation.

Le vrai changement commence quand on n’est plus en réaction au passé, mais présent à soi.

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